![]()
Sommaire
La sagesse d’enfanter / Secrétaire : le mythe a la vie dure / Travailler dans la dentelle / Blouse blanche au masculin
![]() |
Secrétaire : le mythe a la vie dure
De l’audace et de la personnalité, Rémy Vandeweghe n’en manque pas. Car il en faut pour devenir l’un des rares secrétaires hommes en France. Regard masculin sur un monde de femmes.
Le secrétariat : une vocation ?
Tout à fait. J’ai choisi ce métier dès la terminale. J’ai toujours aimé rendre service. Appréciant aussi l’informatique et les langues, il était tout naturel que je me dirige vers le secrétariat. J’ai intégré une classe STT puis un BTS. Bien sûr, j’étais le seul garçon parmi des dizaines d’étudiantes. Une expérience plutôt plaisante !
Après quatre ans de travail salarié en tant qu’hôte d’accueil, assistant de direction et documentaliste, j’ai décidé de monter ma propre structure en 2006 : Secadis, une entreprise d’assistance administrative et bureautique.
Avez-vous souffert de discrimination en tant qu’homme ?
Oui, mais paradoxalement pour les fonctions les plus classiques. Instinctivement, les employeurs s’attendent à y voir une femme. Ils estiment probablement qu’on peut faire mieux en tant qu’homme, tandis qu’une femme y est à sa place… Résultat : on me confie plus facilement des dossiers importants. En revanche, pour être simple hôte d’accueil, il a fallu que je me distingue en devenant trilingue !
Le secrétariat de direction est également difficile d’accès pour les hommes. Les clichés restent très forts chez les directeurs, je remarque que les femmes sont plus ouvertes. J’ai été assistant de direction pour une chef d’entreprise et ça s’est très bien passé.
Connaissez-vous des confrères ?
La féminisation du métier est profondément ancrée dans les mœurs. Je n’ai rencontré que deux secrétaires hommes dans ma carrière ! J’en embaucherais volontiers un si je le pouvais, mais encore faudrait-il le trouver…
Nous avions pensé créer une association de secrétaires hommes avec l’un de mes rares confrères. Mais nous sommes probablement moins d’une centaine en France.
Laure Marcus @keljob.com
