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La sagesse d’enfanter / Secrétaire : le mythe a la vie dure / Travailler dans la dentelle / Blouse blanche au masculin Travailler dans la dentelle
Profondeur de bonnets, taille de sous-buste, broderie et corseterie n’ont aucun secret pour lui. Esthète dans l’âme, Gil Roussel sait allier sensibilité et discrétion pour conseiller ses clientes qui lui dévoilent leur intimité.
Pourquoi la lingerie ? Un peu par hasard, même si je me suis toujours senti à l’aise dans un univers féminin. Après un CAP vente, j’ai débuté dans un magasin de sport. C’est là que je me suis familiarisé avec une clientèle féminine car nous vendions essentiellement des articles de danse et des maillots de bain. Mon patron a ensuite ouvert une autre boutique, de lingerie pour homme cette fois. Je suis ainsi devenu gérant et nous avons rapidement élargi notre gamme aux femmes. Avec succès, puisque la lingerie féminine représente aujourd’hui 70 % des nos ventes.
Quelles qualités faut-il avoir pour exercer ce métier ? La lingerie ne s’improvise pas. Il faut maîtriser profondeur de bonnets, taille de sous-buste, formes… J’ai 20 ans d’expérience et c’est mon savoir-faire qui me permet aujourd’hui de conseiller avec finesse. Au-delà de la fibre commerciale, la sensibilité est de mise. Quand une femme franchit la porte, je devine quels seront ses goûts à travers son attitude. Mettre en confiance, être discret, trouver les mots justes, il faut savoir sentir tout cela. Comment les clientes vous voient-elles ? Certaines sont gênées, mais c’est rare. Beaucoup recherchent, au contraire, un regard différent. Elles me confient préférer un conseil plus neutre à la rivalité qu’elles ressentent chez les femmes. Pour ma part, je pense que c’est moins une question de sexe que d’individu.
Laure Marcus @keljob.com
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